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Priorités du mandat

Didier Sanson © Guy Isaac
  • Didier Sanson
  • Président
  • Maire d'Etainhus

Entretien avec Didier Sanson, Président de Caux Estuaire

 

Deux ans après le début de votre mandat, comment abordez-vous la période qui s’ouvre ?

Didier Sanson/ Dans le contexte budgétaire que nous traversons, et pour être efficace, une collectivité comme la nôtre ne doit surtout pas perdre de vue l’essentiel et concentrer son action sur des priorités fortes. Aujourd’hui, nous n’avons pas les moyens de nous disperser.

 

Quelle est votre toute première priorité ?

Didier Sanson/ Le développement économique est la mère de toutes les batailles. Il doit mobiliser tous nos efforts. Et je me réjouis de voir que notre engagement dans ce domaine n’est pas vain. Nous avons, en effet, de nombreux motifs de satisfaction.

Le Drakkar, l’hôtel-pépinière d’entreprises de la CCI du Havre, inauguré en 2015, affiche quasiment complet. En 2015, plusieurs entreprises de renom ont également pris la décision de s’implanter sur notre territoire ou de s’y renforcer.

Grâce à Caux Estuaire, le territoire est désormais doté du Très Haut Débit, infrastructure essentielle au maintien de la compétitivité des entreprises.

À peine ce chantier terminé, qu’un autre se profile pour la Communauté de Communes, avec le lancement en 2016 des travaux d’extension du Parc Éco-Normandie. C’est un projet-phare pour l’avenir. Le projet de tout un territoire.

À noter aussi les travaux d’aménagement des abords de la gare d’Etainhus.

L’agriculture, activité économique majeure sur notre territoire, fait aussi l’objet d’une attention toute particulière de la part de Caux Estuaire. Nous réactivons le dispositif FILA et lançons notre Plan Local pour L’Agriculture (PLA).

 

Parmi vos autres priorités ?

Didier Sanson/ Notre second chantier majeur, c’est l’attractivité. Il est, en effet, essentiel que notre territoire puisse affirmer son identité et rayonner grâce, notamment, aux actions menées par Caux Estuaire dans le domaine culturel et touristique. On oublie trop souvent que la culture et le tourisme sont une chance pour le territoire. Et un véritable élan a été créé dans ce domaine au cours des dernières années.

La visibilité générée par certaines manifestations permet aujourd’hui au territoire d’être davantage repéré et identifié par les publics extérieurs et les institutions culturelles.

La Fête du Cirque, festival des arts du cirque et de la rue, dont la fréquentation a été multipliée par 7 en 5 ans, constitue à présent un rendez-vous culturel et artistique majeur, attendu et apprécié par les habitants, et qui attire, d’une année sur l’autre, un public extérieur toujours plus nombreux.

Notre École de musique gagne également en visibilité au plan départemental.

Et le parc de Gromesnil, qui connaît une véritable cure de jouvence, est en train de devenir un lieu incontournable tant sur le plan culturel et artistique qu’environnemental.

 

Du côté des services à la population, quels sont vos principaux axes de travail ?

Didier Sanson/ Autre domaine d’action essentiel, en effet, pour lequel Caux Estuaire développe de nombreuses politiques publiques en matière de gestion des déchets, d’éducation à l’environnement, de petite enfance ou d’éducation artistique, notamment.

Caux Estuaire s’emploie également à faire vivre ses différents équipements communautaires. Et, en 2016, c’est, en particulier, la concrétisation du projet de nouvelle piscine qui mobilise toute notre attention.

 

Et quelles sont les actions menées en faveur des communes du territoire ?

Didier Sanson/ La solidarité envers les communes membres constitue effectivement la quatrième priorité de mon mandat. Comment pourrions-nous manquer de solidarité envers les communes quand on connaît les difficultés qu’elles rencontrent ?

Caux Estuaire est leur allié, leur premier allié. L’Intercommunalité joue auprès d’elles un vrai rôle d’amortisseur. Et pas seulement via la DSC (Dotation de Solidarité Communale). Caux Estuaire prend aussi le relai sur des dossiers majeurs. Je pense en particulier au rôle que nous avons accepté de jouer aux côtés des communes du territoire dans la mise en place des Temps d’Activités Périscolaires et en 2015 dans l’instruction du droit des sols, afin de pallier au désengagement de l’État.